Numérique : recul sur les pratiques pédagogiques

, par Kathy Ajakane

Trois articles en ligne reviennent sur les différents modèles des pratiques du numérique en classe, mais aussi sur les stratégies qui peuvent être mises en œuvre.

"Le numérique en formation. Oui, mais pour changer quoi ?"

L’article "Le numérique en formation. Oui, mais pour changer quoi ?", créé le 6 mars 2017 et mis à jour le 20 mars 2017 présente :

- > le modèle SAMR : Substituer, Augmenter, Modifier ou Redéfinir les pratiques de Puentedura, 2015 ;
Dans ce modèle, avec l’informatique, on peut faire ce que l’on faisait sans. Et aussi, on peut innover, en transformant les rôles entre formateur/formés ou encore en produisant des réponses collaboratives.

- > le modèle ASPID  : Adoption du numérique, Substitution, Progrès, Innovation ou même une possible Détérioration des pratiques d’enseignement, de Karsenti.
Ce modèle montre qu’il y a un temps d’adoption du numérique qui nécessite des efforts, et que les nouvelles technologies peuvent être l’occasion de prise de recul pour la pédagogie.

- > le modèle IMAIP : Information, Motivation, Activité, Interactions, Production, de Lebrun, 2015.
Ce modèle de Marcel Lebrun ne concerne pas directement l’adoption des outils numériques dans les pratiques pédagogiques. L’activité, qui peut être numérique, donne l’occasion aux élèves de « malaxer » l’info, et ils doivent « produire » quelque chose à montrer aux autres. Les "manivelles" pour faire fonctionner ce modèle sont la motivation et l’interactivité.

"Pédagogie inversée, hybridation et digitalisation de la formation"

L’article "Pédagogie inversée, hybridation et digitalisation de la formation", du 18 janvier 2017, mis à jour le 22 mars 2017 expose les stratégies de formation qui intègrent le numérique :

  • La stratégie 1 consiste à construire des dispositifs exclusivement en ligne.
    Exemples : MOOC, e-formations, capsules ou grains, webconférences, apps pour téléphones portables...
  • La stratégie 2 a pour but d’hybrider une formation.
    Cette stratégie combine des modalités présentielles (par ex : stage) et distancielle numérique (webconférence, capsule de formation, module de e-formation posté sur une plateforme)
    Exemple : pédagogie inversée.
  • La stratégie 3 enrichit les situations de travail avec des outils de soutien à l’apprentissage.
    Il s’agit de la mise à disposition de tutoriels de soutien à des processus de travail sur un ordinateur.

Ces stratégies imposent des transformations importantes des pratiques.

"Le numérique en pédagogie universitaire : du constat d’efficacité à l’adoption"

L’article "Le numérique en pédagogie universitaire : du constat d’efficacité à l’adoption" - vol 6, N°2, 2017, Une réflexion de SIMON COLLIN, professeur à l’UQAM, et de HAMID SAFFARI, étudiant au doctorat en éducation à l’UQAM (publication canadienne) pose 5 raisons pour adopter le numérique : mine d’informations, mise en oeuvre d’une pédagogie active et différentiée, modalités spatiotemporelles d’enseignement variées, exigence croissante des milieux de travail...

L’article revient également sur "ce que nous dit la recherche" concernant l’utilisation du numérique en pédagogie universitaire :

Si le taux d’adoption du numérique est disparate parmi les enseignants universitaires, seule une minorité d’entre eux les utilisent de manière substantielle.

Or une condition essentielle pour que le numérique contribue à améliorer la pédagogie universitaire est qu’il soit adopté par une masse importante d’enseignants et d’apprenants...

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